Ce que murmurent les animaux
‘ Si tu manges du fromage, je ne peux pas nourrir ce veau avec le lait de sa mère ‘. Ces mots qui fusent en 2015 vont chambouler la vie de Virginia Markus. Dans cet ouvrage intimiste et puissant elle évoque ses relations entretenues avec tous les animaux sauvés de l’abattoir et qui aujourd’hui coulent des jours plus colorés, recueillis au sein de son sanctuaire Suisse . Dans la bien nommée collection Littérature Intérieure qui nous invite à une réflexion sur le sens mystérieux de l’existence humaine, elle convoque le souvenir de personnages à poils ou à plumes avec lesquels cohabiter a été source d’enseignements riches de sens, souvent plus fondateurs qu’au contact des humains. Car oui, des conversations intérieures elle en a eu. Elle a su tendre l’oreille à celles et ceux qui parfois lui intimaient l’ordre de faire une pause, ou alors d’appréhender la mort comme un passage dont elle était le passeur inestimable ; des émotions brutes semblables à une danse effrénée dans le tourbillon de sa vie. Cette reconnexion s’est faite également par l’intrusion de rêves prémonitoires aussi déstabilisants que bouleversants dans des moments clés de la vie du sanctuaire.