Au travers de ces 25 poèmes illustrés, l’auteur dresse un constat implacable et sans appel sur ce que l’humain fait subir au peuple animal. Là où son talent fait mouche c’est qu’il le réalise de façon poétique, empathique, douce. Et inspirante. Mieux qu’un texte ramassé, ces poèmes sont autant de respirations, indispensables à  notre réflexion. Evoquant avec délicatesse mais sans détour les conditions de vie animale à travers plusieurs portraits, il invite notre imaginaire à divaguer et la réflexion est d’autant plus intense car appuyée par de subtiles illustrations. Le  coup de crayon est léger pour parler de gravité. 

Ecrit par 2 professeurs, cet ouvrage nous fait nous interroger sur notre façon d’interagir et de traiter les animaux. En cela, il est un outil de réflexion indispensable en classe ou à la maison.  Il interroge notre relation au monde du Vivant par le biais de la douceur et de la poésie. Un parti-pris qui sonne juste, pour donner sa voix à ceux qui n’en ont pas. Si ce recueil de poèmes est avant tout destiné au jeune public à partir de 8 ans, pour qu’ils sachent, il l’est à mon avis tout autant pour les plus grands : afin qu’ils n’oublient pas ce qu’ils savent déjà ; mais que certains ont remisé dans un coin de leur âme. Nous, humains et non humains,  sommes  constitués d’émotions.

En embarquant à bord de ces 25 destinées, l’enfant que je suis toujours, s’est révoltée, et l’adulte d’aujourd’hui sait. Elle espère et elle sait qu’il n’est pas trop tard pour éveiller les consciences. En ce sens, tout projet artistique a une chance de parvenir à déconstruire cet édifice dérisoire et prétentieux d’une supériorité de l’homme sur l’animal.  Je referme l’ouvrage en saluant le talent de ses 2 auteurs, en vous invitant à vous procurer ces poèmes et à le lire à des plus petits. Croyez moi, on ne ressort pas de cette lecture indemne, elle va droit au cœur.


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