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Les corvidés ont une satanée réputation qui leur colle aux plumes. Comme toute espèce animale méconnue, ils traînent dans leur envol un lot d’idées reçues et de préjugés bien tenaces. Grâce au travail soigné et engagé de PANTHERA, les enfants ont la chance de tenir entre leurs mains des ouvrages de sensibilisation et de vulgarisation scientifique poétiquement pédagogiques. Amorcer une étincelle, nourrir des regards, donner envie d’observer et donc de protéger, telle est leur mission. La collection SAUVAGEONS associe les codes de la bande dessinée au documentaire, pour toute une palette de supports destinés à l’apprentissage et la découverte. Une double lecture qui navigue entre mots et contours, entre sens et couleurs pour insuffler un propos subtil et riche. Petits et grands questionnent leur environnement en se délectant de contenus éducatifs inspirants. Cet élégant album jeunesse aux dessins naturalistes habillés de poésie réhabilite l’espèce dans l’imaginaire collectif, mettant en avant ses qualités insoupçonnées. L’occasion de lui rendre ses lettres de noblesse auréolées de valeur et de prestige.

Timothée Cantard est géographe de formation : fondateur du fanzine breton Cui-Cui autour de l’exploration de la nature, ses textes sont drôles, clairs et follement instructifs. Louise Gouet mêle habilement gouaches et crayons à de douces textures organiques. Un plaidoyer tout en douceur et en finesse. Dès la première double page bucolique, les tons pastel mettent en scène quatre individus en pleine action : voler, chanter, picorer. Corneille, pie, corbeau ou geai des chênes chacun son caractère, son individualité, son plumage ou ses habitudes de vie. Dans la famille des corvidés on ne compte pas moins de 130 espèces. Des reflets aux nuances bleues vertes et violettes, des yeux bleus, des taches blanches, un bec rouge pour l’un et jaune pour l’autre. Impossible de se tromper quand on les observe avec attention. Un régime très varié leur permet de s’adapter à l’environnement, leur croassement va du cri roulant à celui éraillé ou grinçant. Ils sont autour de nous et nous leur prêtons si peu d’attention : dans les champs ou dans les villes et aussi dans les forêts discrètes, ils vivent leur vie. Le geai des montagnes et le geai des chênes sont les gardiens des lieux ; avec leurs cris ils alertent en cas de la présence d’un danger en vrais protecteurs. Voltigeurs par-delà les cimes ou avec le pied marin, d’autres espèces recherchent des creux cachés dans les parois rocheuses en altitude ou dans les falaises. Leur intelligence est grande : faire tomber des fruits à coque dure sur la route en prenant les humains en voiture ou à pied pour des casse-noix, c’est irrésistible. Certains savent compter, d’autres ont une grande mémoire des visages humains et aiment créer des alliances inattendues avec le loup.

L’élégant ouvrage fait se questionner les enfants sur cette mauvaise réputation. Tout en leur rappelant qu’au temps de la mythologie nordique le corbeau était messager des dieux, plutôt devin au temps de la Rome antique et créateur du monde et de la lumière dans la mythologie inuite. ‘CORVIDÉS’ nous incite à lever le nez et à porter un autre regard sur des oiseaux injustement qualifiés de « nuisibles » et pourtant messagers du Vivant. Partager l’espace commun est une gageure et une nécessité impérieuse. La vulgarisation scientifique pour les jeunes est essentielle afin de faire germer de futures graines de sentinelles pour la protection de ces belles dames noires qui fusent au-dessus de nos têtes.

« Dans une étude publiée par la revue Science, des chercheurs montrent que les corbeaux mobilisent des capacités de navigation et de mémoire spatiale sophistiquées pour parvenir à obtenir de la nourriture. Certains individus parcourent ainsi jusqu’à 155 kilomètres en une seule journée pour rejoindre des zones où ils semblaient anticiper la présence de carcasses. Jamais nous n’aurions pu prévoir qu’ils puissent stocker dans leur cerveau, guère plus grand que notre pouce, des informations couvrant des milliers de kilomètres carrés ». Et les scientifiques de reconnaître : « Nous les avions sous-estimés ».
Sortir, se laisser surprendre et partir avec son album sous le bras pour aller voir qui vole là-haut. L’ouvrage a été réalisé en partenariat avec la LPO Bretagne et sortira le 4 mai prochain. PANTHERA est une maison d’édition responsable portant une attention particulière à la fabrication : encres végétales, ouvrage imprimé en France et en Italie. Dans la jungle de Panthera les enfants sont gâtés.
Alors n’attendez plus et prenez votre envol !
Les corvidés ont une satanée réputation qui leur colle aux plumes. Comme toute espèce animale méconnue, ils traînent dans leur envol un lot d’idées reçues et de préjugés bien tenaces. Grâce au travail soigné et engagé de PANTHERA, les enfants ont la chance de tenir entre leurs mains des ouvrages de sensibilisation et de vulgarisation scientifiques poétiquement pédagogiques. Amorcer une étincelle, nourrir des regards, donner envie d’observer et donc de protéger, telle est leur mission. La collection SAUVAGEONS associe les codes de la bande dessinée au documentaire, pour toute une palette de supports destinés à l’apprentissage et la découverte. Une double lecture qui navigue entre mots et contours, entre sens et couleurs pour insuffler un propos subtil et riche. Petits et grands questionnent leur environnement en se délectant de contenus éducatifs inspirants. Cet élégant album jeunesse aux dessins naturalistes habillés de poésie réhabilite l’espèce dans l’imaginaire collectif, mettant en avant ses qualités insoupçonnées. L’occasion de lui rendre ses lettres de noblesse auréolées de valeur et de prestige.
Timothée Cantard est géographe de formation : fondateur du fanzine breton Cui-Cui autour de l’exploration de la nature, ses textes sont drôles, clairs et follement instructifs. Louise Gouet mêle habilement gouaches et crayons à de douces textures organiques. Un plaidoyer tout en douceur et en finesse. Dès la première double page bucolique, les tons pastel mettent en scène quatre individus en pleine action : voler, chanter, picorer. Corneille, pie, corbeau ou geai des chênes chacun son caractère, son individualité, son plumage ou ses habitudes de vie. Dans la famille des corvidés on ne compte pas moins de 130 espèces. Des reflets aux nuances bleues vertes et violettes, des yeux bleus, des taches blanches, un bec rouge pour l’un et jaune pour l’autre. Impossible de se tromper quand on les observe avec attention. Un régime très varié leur permet de s’adapter à l’environnement, leur croassement va du cri roulant à celui éraillé ou grinçant. Ils sont autour de nous et nous leur prêtons si peu d’attention : dans les champs ou dans les villes et aussi dans les forêts discrètes, ils vivent leur vie. Le geai des montagnes et le geai des chênes sont les gardiens des lieux ; avec leurs cris ils alertent en cas de la présence d’un danger en vrais protecteurs. Voltigeurs par-delà les cimes ou avec le pied marin, d’autres espèces recherchent des creux cachés dans les parois rocheuses en altitude ou dans les falaises. Leur intelligence est grande : faire tomber des fruits à coque dure sur la route en prenant les humains en voiture ou à pied pour des casse-noix, c’est irrésistible. Certains savent compter, d’autres ont une grande mémoire des visages humains et aiment créer des alliances inattendues avec le loup.
L’élégant ouvrage fait se questionner les enfants sur cette mauvaise réputation. Tout en leur rappelant qu’au temps de la mythologie nordique le corbeau était messager des dieux, plutôt devin au temps de la Rome antique et créateur du monde et de la lumière dans la mythologie inuite. ‘CORVIDÉS’ nous incite à lever le nez et à porter un autre regard sur des oiseaux injustement qualifiés de « nuisibles » et pourtant messagers du Vivant. Partager l’espace commun est une gageure et une nécessité impérieuse. La vulgarisation scientifique pour les jeunes est essentielle afin de faire germer de futures graines de sentinelles pour la protection de ces belles dames noires qui fusent au-dessus de nos têtes.
« Dans une étude publiée par la revue Science, des chercheurs montrent que les corbeaux mobilisent des capacités de navigation et de mémoire spatiale sophistiquées pour parvenir à obtenir de la nourriture.
Certains individus parcourent ainsi jusqu’à 155 kilomètres en une seule journée pour rejoindre des zones où ils semblaient anticiper la présence de carcasses. Jamais nous n’aurions anticipé qu’ils puissent stocker dans leur cerveau, guère plus grand que notre pouce, des informations couvrant des milliers de kilomètres carrés ».
Et les scientifiques de reconnaître : « Nous les avions sous-estimés ».
Sortir, se laisser surprendre et partir avec son album sous le bras pour aller voir qui vole là-haut. L’ouvrage a été réalisé en partenariat avec la LPO Bretagne et sortira le 4 mai prochain. PANTHERA est une maison d’édition responsable portant une attention particulière à la fabrication : encres végétales, ouvrage imprimé en France et en Italie. Dans la jungle de Panthera les enfants sont gâtés.
Alors n’attendez plus et prenez votre envol !